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08. Éros, Agapê et Philia
 
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  • Eros, Agapê, Philia 1, vue face
    85 x 60 x 22 cm
    acier, poli, sablé et vernis fixé sur un socle joint

  • Eros, Agapê, Philia 1
    85 x 60 x 22 cm
    acier, poli, sablé et vernis fixé sur un socle joint

 




 

« Éros, Agapê et Philia » est une série de sculptures monochromes composées de trois anneaux, deux positionnés à la verticale et un à l’horizontal. Chaque anneau est une fusion de deux carronds soudés l’un à l’autre. Le carrond est la forme fétiche d’équilibre de la plasticienne, mi-carré mi-ronde. Les anneaux peuvent être joints sur un socle commun ou disjoints et donner lieu à des sculptures dont la composition est libre.

Maud Louvrier Clerc s’intéresse avec cette série à la métamorphose de l’amour et plus spécifiquement à ses 3 états : Eros, Agapê et Philia tel que définis par la philosophie grecque. Chaque anneau de la sculpture représente l’un des états et la taille des anneaux va croissant, Eros le plus petit et Philia le plus grand. Éros se définit comme une relation sensuelle et charnelle. Comme le coup de foudre, son anneau se dresse à la verticale. Agapê décrit un sentiment d’amitié, qui prend appui sur des plaisirs partagés, de la solidarité et de la complicité. Chacun a le souci de l’autre. L’anneau est horizontal pour symboliser cette réciprocité. Philia enfin est un amour universel et spirituel. Il se donne de manière désintéressée. Il est inconditionnel. Son anneau est vertical pour symboliser cette élévation de l’âme. Si le mot amour semble galvaudé de nos jours, son expérience reste toujours unique. Ces trois amours peuvent être perçus comme les degrés d'initiation au mystère de l'amour profond.

Avec la série « Éros, Agapê et Philia », la sculptrice s’intéresse aux mouvements de trois amours, fixes ou imaginaires, physique, amical ou universel. Comme les anneaux, chaque état amoureux a vocation à évoluer, s’enchevêtrer puis s’additionner.

D’un point de vue écologique, la plasticienne estime qu’il nous faudrait apprendre à aimer la Terre non pas pour ce qu’elle nous apporte pour notre survie corporelle, ni pour « les générations futures » qui lui semble un point de vue très autocentré même si solidaire envers nos descendants mais bien juste pour l’amour de notre biodiversité et donc de manière tout à fait inconditionnelle. L’artiste se questionne sur la capacité de notre civilisation à développer un amour de type Philia pour Gaïa ?