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21. La Danse de notre Avenir - 4 | The Dance of our Future - 4
 
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La Danse de notre Avenir est un ensemble de sérigraphies où sont représentées des nuages en dégradés de bleus sur fond unichrome bleu, rouge, rose, orange, jaune, vert. Le nuage est réalisé à partir d’un regroupement de 4 carronds, fusion d’un demi-carré et d’un demi-rond, qui s’interpénètrent.

Quel est le mouvement de l’Avenir ? Les nuages dansent dans le ciel depuis des millénaires.

L’artiste nous convie à travers eux à entrevoir aujourd’hui le développement durable comme une danse. Une danse qui se pratique forcément en groupe (individus, entreprises, villes, Etats) et avec plusieurs disciplines, comme les nuages sont eux même soumis à des multiples paramètres, vents, température, différences de pression etc. Les nuages sont ainsi toujours plusieurs à occuper la feuille. Chaque nuage est composé de 4 carronds symbolisant les 4 piliers du développement durable : social, économie, environnement et culture. Ceci n’est ainsi pas un nuage mais bien une métaphore.

Comme la danse est l’art de mouvoir le corps humain, la plasticienne décrit l’avenir comme une danse, l’art de faire mouvoir ensemble ces 4 domaines. Si la danse est rythmée par la musique, le développement durable est pour elle rythmé par le changement climatique. Le nuage devient son emblème. Nous créons notre ciel et nous tissons notre Avenir et les futurs souhaitables sont pluriel. A la fois unique et semblable, le nuage est toujours en mouvement. Il y a mille et une manière de créer l’Avenir, de le décliner, de le faire advenir. Comme pour le danseur, il y a des points d’appui, les 4 piliers du développement durable, comme centre de gravité, qui se mêlent aux intensités. Ainsi les modulations toniques et chromatiques jouent ensemble, et produisent dans le déroulement du geste un encrage plus ou moins fort, résonance à la violence ou à la douceur du mouvement du bras de la plasticienne qui pressent la racle sur la feuille ou ne fait que l’effleurer.… Il y a aussi les rythmes qui s’allient aux formes, au sens musical, saccades ou persistances rétiniennes et leur manière de se déployer dans l’espace.

L’ensemble des sérigraphies constitue un hommage à la Tapisserie de L’Apocalypse, chef d’œuvre de l’art médiéval de Jean de Bruges conservé au Château d’Angers. Après une contemplation silencieuse, les fils de la Tapisserie ont guidé l’artiste vers la technique de la sérigraphie. Le lien qu’elle y voit est double. D’une part sur le fond, son procédé technique est proche. Telle une brodeuse, le passage de la racle est répétitif, comme un refrain lancinant… de fils en fils, de feuille en feuille, à l’instar d’une navette sur le métier à tisser, il y a répétition. D’autre part sur la forme, la sérigraphie permettait de décliner des variations chromatiques quasi infini, répondant à la décoloration des fils opérés sur les siècles en raison des conditions de conservation passées, du rouge lie de vin au rose délavé, du bleu outremer au bleu pastel…

La série a fait l’objet d’une première vidéo, a vocation à être un modèle pour un projet de tapisserie en lien avec la Tapisserie de l’Apocalypse à qui elle rend hommage. La série est reliée aux sculptures Ceci n’est pas un nuage ! Climat, la nouvelle Apocalypse ? 

 http://www.chateau-angers.fr/Actualites/Ceci-n-est-pas-un-nuage-!-Climat-la-nouvelle-Apocalypse

http://pointcontemporain.com/maud-louvrier-clerc-entretien/