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  • Crédit photo Vincent Gramain

 

Maud Louvrier Clerc est née en 1976 à Bourg-la-Reine. France. Enfant, elle débute sa pratique de la danse qu’elle poursuivra pendant 20 ans, de la guitare pendant 10 ans et du théâtre pendant 3 ans et de la poésie jusqu’à aujourd’hui. Au lycée, elle suit pendant 3 ans des cours d’histoire de l’art puis s’inscrit au cours du soir de l’Ecole du Louvre pendant ses études supérieures en commerce international. Ensuite elle poursuit un Matser en Intelligence économique à l'ESLSCA et une spécialisation en dessin ancien chez Christie’s Education. En 2009, elle se forme à la gravure avec Alain Cazalis et à la calligraphie avec Laurent Pflughaupt à l’atelier Pierre Soulages à Charenton-le-Pont, puis à la sérigraphie à la Maison des Ensembles à Paris et enfin à plusieurs techniques d'ébénisterie à l'Etablisienne.

Elle passe son enfance en banlieue parisienne dans une résidence internationale où ses voisins sont australiens, philippins, allemands, hollandais ou camerounais. Pendant que son père, dans le transport maritime, joue au globetrotter et lui fait appréhender les flux mondiaux agricoles, énergétiques et de marchandises. Sa mère historienne lui enseigne les us et coutumes de chaque pays où son père séjourne, leur langue et culture. Elle en tire une conscience singulière d'appartenance à un même monde régit d'une incroyable diversité et un intérêt pour les flux de matières, parfois premières, vivantes, fragiles, périssables, non renouvelables, parfois transformées, industrielles. Ses vacances sont partagées entre visites culturelles dans les musées, lieux historiques et sacrés du patrimoine français, antiquaires et voyages à l'étranger, ses forêts natales de Franche-Comté du côté de ses grands-parents paternels et l’atelier de confection de vêtements en Haute Loire du côté de ses grands-parents maternels. Cet environnement entre écosystème naturel et processus industriel, façonne son approche hybride et transdisciplinaire. Passionnée d’économie et de biologie, influencée par la philosophie, la science-fiction et l’astrophysique, elle développe une réflexion sur l’évolution, entre résilience et innovation.

L’identité, l’interdépendance et l’empreinte sont les thématiques essentielles de son travail. Parallèlement la pratique de la danse rythmique et de la musique ont des résonance profondes dans ses œuvres, notamment par des liens de synesthésie qui s’opère régulièrement entre le son et le geste. Une nouvelle fois, Maud se singularise par le spectre très large ayant été initié à la musique classique par sa mère et au jazz par son père et étant fasciné par les différents états énergétiques que peuvent provoquer les musiques et les danses. Ces arts renforcent chez elle la subtilité des jonctions entre les architectures psychologiques immatérielles et les architectures visibles et environnementales.

Elle utilise le papier comme base de travail et déploie ses réflexions sur de multiples médiums artistiques, des arts plastiques aux arts vivants jusqu’au design et à l’architecture. Elle explore la notion d’équilibre et le rapport corps-esprit et les chemins de traverse qui y conduisent. L’une de ses citations fétiches : « Ne doutez jamais qu’un petit groupe de gens réfléchis et engagés puisse changer le monde. C’est d’ailleurs toujours comme cela que ça s’est passé ! » de l’anthropologue Margaret Mead.

Son travail a été présenté au sein de quelques expositions personnelles, comme en 2016 à la villa Savoye de Le Corbusier à Poissy, en 2018 au château d’Angers, domaine national des centres des monuments nationaux. Elle a participé à plusieurs expositions collectives dont le Festival du Vivant en 2015 où elle était aussi la curatrice de l’axe Interdépendance et en 2016 au château de Maisons Laffite où elle est aussi curatrice de l’exposition « Les nouvelles formes d’équilibre, hommage à Mansart et aux classiques de demain » et en 2019 à Dubai lors de l’exposition « How innovation creates History » en partenariat avec l’Ambassade de France des Emirats arabes unis.

 

 

Maud Louvrier Clerc was born in 1976 in Bourg-la-Reine, France. As a child, she began to practice dance, which she continued to do for 20 years, as well as other endeavors, playing guitar for 10 years, theatre for 3 years and poetry from an early age of 9 she continues to do today. In high school, she studied art history and persisted in this area of study during her graduate studies in international trade having enrolled in the Ecole du Louvre. Then she pursued a specialization in economic intelligence at ESLSCA and old drawing at Christie’s Education while her master in economic intelligence. In 2009, she trained in engraving with Alain Cazalis and in calligraphy with Laurent Pflughaupt at the Pierre Soulages workshop in Charenton‐le‐Pont, and screen-printing at the Maison des Ensembles in Paris as well as traditional cabinetmaking techniques at l’Etablisienne.

Her childhood in suburban Paris had a distinctly international flavor, living amongst neighbors from Australia, the Philippines, Germany, the Netherlands and Cameroon. Her father, in shipping, traveled the world, helping her understand the world of agricultural, energy and freight flows. Her mother, a history teacher, enlightened her on the customs of each country where her father visited exploring their languages and cultures. She draws from these moments a singular awareness of belonging to one world, governed by incredible diversity and piqued her interest in the flows of materials, sometimes raw, living, fragile, perishable, nonrenewable, sometimes transformed, industrial. Her holidays explore the cultural and the industrial: visits to museums, historic and sacred places of France, antique shops and trips abroad;, but also maintaining connections to her family legacy, she explores the native forests of Franche‐Comté and the garment‐making workshop in of the Haute Loire, places where her grandparents lived and worked. Shifting between natural ecosystem and industrial process, shapes her hybrid and transdisciplinary approach. Passionate about economics and biology, influenced by philosophy, science fiction and astrophysics, she develops a reflection on evolution, between resilience and innovation.

Identity, interdependence and footprint are key themes of her work. At the same time, the practice of rhythmic dance and music have profound resonance in her works, notably through the synesthesis that occurs regularly between sound and gesture. Once again, Maud embraces the broad spectrum of music, classical, jazz, introduced to her by her parents, and it’s this spectrum triggering her fascination with the different energy states that music and dance can cause. These arts reinforce in her the subtlety of the junctions between intangible psychological architectures and visible and environmental architectures.

She uses paper as a basis for her work and deploys her reflections on multiple artistic mediums, from visual arts to living arts and from design to architecture. She explores the notion of balance and the body‐mind relationship and pathways that lead to it. One of her favorite quotes is: “Never doubt that a small group of thoughtful, committed citizens can change the world; indeed, it is the only thing that ever has!” from the anthropologist Margaret Mead.

Her work has been presented in a number of solo exhibitions, Including the Villa Savoye de Le Corbusier in Poissy in 2016 and, in 2018, at the Castle of Angers. She has participated in several group exhibitions including the Festival du Vivant in 2015 where she was also the curator and in 2016 at the Castle of Maisons Laffite where she is also curator of the exhibition ”New forms of balance, a tribute to Mansart and the classics of tomorrow“ and in 2018 in Dubai for the exhibit « “How Innovation Creates History” in partnership with the French Embassy of the United Arab Emirates where she is also curator.