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Habiter le Carrond
 












Le Carrond, fusion d’un demi carré et d’un demi-rond est pour l’artiste un symbole d’équilibre par excellence. La plasticienne réalise sur ce motif une recherche transdisciplinaire en lien avec le développement durable.

Ses défis :

• Explorer le Carrond au travers de l’Art pour comprendre l’équilibre,

• Déployer le Carrond grâce au Design pour expérimenter l’équilibre,

• Habiter le Carrond via l’Architecture pour vivre l’équilibre.

 

En écho avec les unités d’habitations du grand architecte Le Corbusier conçues sur le principe du Modulor et liée à la morphologie humaine, Maud Louvrier Clerc cherche avec ses 8 unités d’habitation carrond à expérimenter l’équilibre de vie relié à des grandes typologies de climat : océanique, désertique, montagnard, continental etc pour les 7 premières et à relever le défi de l'urbanisation verticale des mégalopoles avec le 8ème.

Cette première recherche se compose de 8 unités d’habitation et n’intègrent aucune altération de la forme carrond. Celle-ci est ici juste extrudée, multipliée, tournée, empilée. Les unités se retrouvent élevé sur pilotis ou à demi enterré, suspendu dans le vide ou posé sur l’eau, pourvu d’un toit végétalisé ou dans le prolongement d’un bassin d’eau salé... L’artiste envisage des structures éco-responsables mêlant bois, terre cuite ou textile selon les localisations. Les aspects de régulation climatique sont au centre de cette première recherche architecturale, que Maud Louvrier Clerc souhaite appréhender de manière large et en collaboration avec un ou plusieurs architectes.

Les 8 premières unités sont :

1. La Cabane dans les Bois

2. Le Refuge de haute Montagne

3. Le Mas des Collines

4. La Maison du Lac

5. L‘Habitation du Verger

6. La Villa en bord de Mer

7. La Résidence du Désert

8. Le Module Urbain.

 

Les 3 piliers de la recherche

Pour la plasticienne, les formes, les objets, les couleurs qui nous entourent, nous imprègnent silencieusement mas profondément. La recherche d’optimisation du moindre m2 ont peu à peu fait disparaitre toutes les courbes des bâtiments urbains lors du 20ème siècle. La ville est devenue carré comme nos habitations et nos architectures intérieures. Il s’agit ainsi de redonner toute sa place au rond. Ni plus, ni moins que le carré. Le carrond permet un parfait équilibre. Le 1er pilier du projet consiste ainsi à repenser la place du rond, du vide qu’il créé dans l’espace architectural.

Ensuite l’utilisation massive du béton et son corollaire (la disparition du sable) a fait oublier à de nombreux architectes les atouts de certains matériaux ancestraux et plus écologiques tels que : la paille, la terre cuite. En parallèle, de nouveaux matériaux créés à partir du recyclage des déchets, notamment plastiques commencent à faire leur apparition et permettent des alternatives souvent pleine de sens (revêtements des sols etc). Au-delà de la forme, le choix des matériaux de construction, fonction des enjeux environnementaux et bioclimatiques des bâtiments, constitue ainsi le 2eme pilier de recherche de ce projet.

Enfin le 3ème pilier est l’intégration en amont de la respiration intérieure, extérieure du bâtiment avec le paysage et son écosystème. Le projet Habiter le carrond souhaite ainsi s’inspirer du biomimétisme, ainsi la maison du lac viendra se poser sur l’eau tel un nénuphar ou une gerris, la cabane dans les bois viendra probablement tel un lierre se lover contre un arbre etc Il s'agira aussi de penser à l'habitation comme support pour la faune et la flore en amont, via l'utilisation de toit végétalisé, terrasses potagères etc L'habitation carrond se veut équilibre entre minéral et végétal, humain et animal...

Partageant la vision de l’économiste Marianne de Boisredon de la nécessité d’inventer une économie du yin et du yang, l’artiste souhaite avec ce projet imaginer les conditions d’un nouvel équilibre architectural éco-responsable.